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texte tiré du journal la presse
La NutritionCollaboration spéciale
Le week-end dernier, un symposium international sur les bienfaits des fruits et légumes a eu lieu à Québec. Organisée par l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels de l'Université Laval, cette rencontre a permis à des médecins, nutritionnistes et à des agronomes de faire le point sur les dernières recherches à ce sujet. Évidemment, tout ce monde est d'avis qu'on peut améliorer considérablement la santé publique en encourageant une plus grande consommation de fruits et légumes. Mais au-delà de ce constat évident, d'importants et nouveaux concepts sur la nutrition ont été présentés. Voici un petit compte rendu des éléments à retenir.
Au cours des dernières années, le maintien d'un poids santé et la lutte contre l'obésité sont devenus une priorité pour la plupart des organismes de santé publiques. C'est pourquoi la Dre Beth Carlton du Center for Disease Control and Prevention (Etats-Unis) a décidé d'orienter ses études sur les liens entre la consommation de fruits et légumes et le problème d'obésité. En fouillant la littérature sur le sujet, la Dre Carlton a constaté qu'il est possible de maintenir un poids santé en combinant la restriction en calories, mais en mangeant quand même fruits et légumes en abondance. Ces aliments sont riches en fibres alimentaires et en eau, deux éléments qui donnent du volume. Leur consommation fait donc apparaître plus rapidement la satiété, c'est-à-dire la sensation d'avoir mangé suffisamment. La faible densité énergétique des fruits et légumes joue aussi un rôle. Contrairement aux aliments riches en matières grasses (pâtisseries, gâteaux, beurre, huile, noix, chocolat), les fruits et les légumes, ainsi que les légumineuses et les produits céréaliers renferment moins de calories par bouchée. Il est donc possible de manger des portions satisfaisantes de ces aliments, tout en ingérant moins de calories. Pour éviter les problèmes digestifs, il est toutefois recommandé d'augmenter la consommation de fruits et de légumes graduellement.
Pendant des années, les composés antioxydants ont été considérés comme les champions de la lutte contre le cancer. Mais selon le Dr Richard Béliveau, titulaire de la chaire en prévention et traitement du cancer de l'Université du Québec à Montréal et directeur du laboratoire de médecine moléculaire au service d'Hémato-oncologie de l'hôpital Sainte-Justine, ce sont maintenant les composés aux propriétés anticancer qu'il faut rechercher dans l'alimentation. Le Dr Béliveau défend ce concept depuis déjà plusieurs années. Il a d'ailleurs préparé pour ses patients cancéreux une liste d'aliments (voir capsule) qui regorgent de composés anticancer à consommer quotidiennement. Quiconque s'intéresse à la prévention du cancer devrait la prendre en note et la coller sur son réfrigérateur. Baptisé nutrathérapie, ce régime quotidien devrait accompagner les traitements classiques utilisés contre le cancer (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie), mais non les remplacer.
Le Dr Richard Béliveau suggère :
Le saviez-vous?

Le sucre blanc est à éviter. Il produit excessivement d'acides dans le corps, favorisant les aigreurs d’estomac et les fermentations intestinales qui perturbent la flore bactérienne.